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Annette Boivin-Tanguay

1920 - 2023 (102 ans)

Saint-Augustin-de-Desmaures
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Salut, moi c’est Annette. Maman, pour mes enfants. Toi, Ernest qui m’as servi d’époux pendant 60 ans, toi qui as débuté ton empoussièrement le 28 avril 2003, tu n’aurais jamais cru ça, que je te survivrais encore 20 ans, pas vrai ! Mais là, y’a des limites à se penser immortelle. Si bien que, le 22 mars 2023 à 23 heures, j’ai poussé mon dernier souffle vers sa sortie, ce qu’on appelle Expirer. J’étais née à Sainte-Foy le samedi 12 juin 1920. Fais le calcul : 102 ans et 283 jours.

Je te rejoins, toi mon père, Paul-Ernest Boivin (1892-1969). Je te rejoins, toi ma mère, Ozélina Fiset (1898-1973). Pôpa et môman, que j’ai implorés jusqu’aux derniers jours de ma Vie. Je vous rejoins, mes sœurs et frères qui m’avez précédée du côté de ce qui nous semble un mur très franchissable entre la Vie et la Mort: mon frère aîné aux grandes oreilles Roméo (1922-2009), ma rieuse de sœur Françoise (1924-2009), mon patenteux de frère Claude (1926-2015), mon frère le bébé de la famille Yvon (1936-2014). Et enfin, toi Jacqueline (1931-) ma sœur cadette pour qui je fus un peu une deuxième mère, je te laisse à ce qui reste de ta Vie que je te souhaite heureuse et aussi longue que le fut la mienne. Et toi, p’tit Jésus que j’ai aussi si souvent imploré, je sais maintenant si j’avais raison de croire que tu existes.

Tu te souviens, Ernest, chez nous les enfants, c’est venu à la douzaine, comme les œufs ou les mois d’un calendrier ! Tu n’aurais jamais cru ça, et moi non plus, ce lendemain de Noël 1942 où nous nous épousâmes. Douze enfants, Ernest. Ça veut dire neuf ans enceinte, neuf ans habitée par un embryon-fœtus-enfant. C’était commun en ces temps de jadis. Tu te rends compte : mon cœur a battu près de 4 milliards de fois dans ma Vie. De toutes ces pulsations, la grande majorité a pulsé pour toi, mon Ti-Nest, et pour nos 12 enfants : Denise, Ginette, Gisèle (Marc Alain), Nicole (Jacques Fournier), Claude, Gilles, Yolande (Gaétan Gagnon), Lise, Michelle, Mario (Lisa Delarosbil), Jacqueline (Jacques Bouchard) et Diane. Mon seul regret de partir maintenant, c’est de ne plus revoir mes enfants adorés. Ginette peut-être… Pour ne pas emplir la page de ces colonnes nécrologiques, je ne vais pas énumérer ici mes 24 petits-enfants, mes 31 arrière-petits-enfants et mon arrière-arrière-petit-enfant. Puis mes oncles et tantes, mes beaux-frères et belles-sœurs, tous « feu(e)s », mes cousins-cousines, mes neveux-nièces, mes ami(e)s… Tant de monde, tant de monde ! Comme je l’ai chanté souvent « J’en ai lu, j’en ai tourné des pages », voilà donc que j’ai tourné la dernière page et fermé mon livre, aidée par mon « bébé » Diane qui m’a donné sa main jusqu’à la fin, moi qui lui avais donné sa Vie précisément 60 ans plus tôt, le 22 mars 1963. 

Écoutez ! À la place de la tristesse, parlez-moi de réjouissances, des joies et des bonheurs que j’ai eus à vivre tout ce siècle. Des joies et des bonheurs que j’ai eus à avoir les visites quasi quotidiennes de mes enfants tout au long de ma Vie et plus particulièrement en mes dernières années où la solitude me pesait dans cette chambrette de Petits soins. J’en ai prodigué beaucoup, de ces petits soins à mes enfants tout au long de nos Vies, ils et elles me les ont bien rendus et je les en remercie ici. Comme je remercie aussi le personnel infirmier du Manoir Duberger, de l’Hôpital Chauveau et des Jardins du Haut-Saint-Laurent, pour les grands soins et les patiences.

Il est de coutume dans ce genre de message de dire « Elle laisse dans le deuil… ». Bien peu de gens sont invités au bal des centenaires, alors moi qui ai vécu 5 fois 20 ans, vous voyez bien qu’il n’y a pas à s’attrister et à larmoyer, mais à se réjouir d’une à la fois si longue et à la fois si brève Vie. Au contraire, moi qui vous ai si souvent chanté « J’avais 20 ans », si juste en mes vertes années, et de plus en plus faux à mesure que la faux approchait son funèbre tranchant, moi qui ai tant aimé chanter et danser, moi qui ai tant chanté de baptêmes, de mariages, de funérailles, chanté tant de peines et tant de joies, j’aimerais mieux vous voir chanter et danser bien gaiement autour de mon urne, mon dernier déménagement, ma dernière résidence. Chantez et dansez pour célébrer la grandeur de la Vie dont la parcelle que j’ai vécue se retire aujourd’hui. Chantez et dansez pour célébrer la grandeur de la Vie de la parcelle qui vous reste. Longue Vie à tous et à toutes. Salut Ti-Nest, je te rejoins pour une longue éternité.

Venez donc me voir à la Résidence funéraire Claude Marcoux, 1431 rue des Pionniers, Saint-Nicolas, QC G7A 4L5, le vendredi 31 mars 2023 de 14 heures à 21 heures et le samedi 1er avril 2023 de 9 heures à 11 heures. Puis venez chanter avec moi à l’Église de Saint-Nicolas, le samedi 1er avril 2023 à 11 heures.
 

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Direction des funérailles :

Claude Marcoux Ltée - 1431, rue des Pionniers, Saint-Nicolas
1431, rue des Pionniers
Saint-Nicolas (Québec), Canada
G7A 4L5
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